Le désir ne manque de rien

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LES AILES DU DÉSIR (1987) Un film de Wim Wenders

Le désir ne manque de rien, il ne manque pas de son objet. C’est plutôt le sujet qui manque au désir, ou le désir qui manque de sujet fixe; il n’y a de sujet fixe que par la répression. Le désir et son objet ne font qu’un, c’est la machine en tant que machine de machine. Le désir est machine, l’objet du désir est encore machine connectée, si bien que le produit est prélevé sur du produire, et que quelque chose se détache du produire au produit, qui va donner un reste au sujet nomade et vagabond. L’être objectif du désir est le Réel en lui-même. Il n’y a pas de forme d’existence particulière qu’on pourrait appeler réalité psychique.

L’Anti-Oedipe – Gilles Deleuze et Félix Guattari – éditions de Minuit – 1972 – p.36

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